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Tout
a commencé vers 1985-86 par la traditionnelle photocopie
du visage à la gare de Lille et à celle d'Avesnes
sur Helpe. A l'époque, c'étaient les rares
endroits où on pouvait accéder à des
machines à photocopier et délirer avec à
toute heure du jour et de la nuit. La qualité des
copies et de l'encre était exécrable. J'en
ai encore quelque unes : Elles collent aux pochettes plastiques
où je les avais rangées. Par
la suite, j'ai commencé à m'intéresser
d'un peu plus près aux possibilités qu'offraient
ces machines : c'était le début d'une longue
relation à ces engins.
Vers 1986, j'ai commencé par varier les éléments
de ces autoportraits. J'ajoutais un linge, une photocopie,
des accessoires qui contribuaient à faire de la photocopie
une sorte de petits tableaux.
Outre
par les objets qu'on pose sur la vitre de la photocopieuse,
il est possible de faire varier le résultat des photocopies
en insérant dans la machine des feuilles de couleurs
et de textures diverses, avec des résultats plus
ou moins probants. Tantôt l'élément
graphique du papier peut ajouter une
dimension poétique au document photocopié,
parfois aussi, sa texture désincarne le sujet pour
donner naissance à des compositions
abstraites.
Autre
élément de la machine dont on peut tirer parti
pour obtenir des effets de déformation ou de mouvement,
le faisceau mobile qui balaye le document, en déplaçant
l'objet photocopier en même temps que lui, on peut
obtenir des caricatures, une impression
de vitesse, des déformations
dignes de miroirs déformants.
Dans
un autre cas, je me suis servi d'un photocopieur de bureau
pour faire une sorte de voyage en photocopiant ma main puis
en la faisant rétrécir par des réductions
successives ou en l'agrandissant progressivement. Au fil
des photocopies, ma main a fini par disparaître et,
surtout avec la fonction d'agrandissement, d'étranges
formes sont apparues, la machine créait son
propre univers étrange. Dieu sait où il
aurait pu mener si j'avais fait ainsi quelques dizaines
de photocopies...
Par
la suite j'ai également photocopié de l'eau
et j'ai tenté de faire des instantanés du
mélange de quelques gouttes d'encre de chine dans
une petite flaque d'eau. En un
sens, le caractère unique de ces instantanés
préfigurait le travail que j'ai entrepris une bonne
dizaine d'années plus tard.
vers
1999-2000, lorsque j'ai mis au point, dans le cadre de mon
projet d'art postal, un procédé de photocopie
que j'ai baptisé : "Xérographie
Aléatoire". Le but de ce procédé
étant de créer facilement des photocopies,
chacune unique, à partir d'un même objet. J'ai
donc créer une boite transparente sur un côté,
dans lequel j'ai mis des objets pouvant être déplacés
d'une simple secousse de la boite. Les Xérographies
Aléatoires présentées dans cette section
ont été faîtes avec ma toute première
planche xérographique. Par la suite, j'ai préféré
utiliser la photocopie couleur.
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